LeCollectif Ethique sur l’étiquette rappelle que, 20 ans après le premier scandale survenu dans l’industrie du textile (Nike et le travail des enfants pakistanais en 1996), laisser aux seules multinationales la tâche de réguler leur activité n’a pas évité d’autres scandales ou situations de violations des droits humains fondamentaux.
Elles deviennent des leaders syndicales dans les ateliers de confection et elles font progresser les lois », a précisé Nayla Ajaltouni du collectif Éthique sur l’Étiquette. Vidéo du
Lecollectif De l’éthique sur l’étiquette, qui cherche depuis de longues années à promouvoir le respect des droits de l’homme au travail dans le monde, a subi fin 2005 un gros coup dur : il n’a pas été retenu sur plusieurs appels d’offres lancés par la Commission européenne, qui était jusque-là l’un des principaux soutiens financiers de ses actions.
Autrecas à citer en exemple, celui de Monoprix et de son label Max Havelaar : Plusieurs collectifs dont celui de << l'éthique sur l'étiquette >> acceptent de reconnaître les efforts de Monoprix. Mais ils soulignent cependant le décalage entre l'importance de la communication et le chiffre d'affaires qui en découle . En effet, Max
Un texte de loi est en projet pour que le code des marchés publics favorise ces produits», précise Pascal Erard, coordinateur du collectif De
20JUh. Manger bio, c’est bien. Mais saviez-vous que 24% de la consommation mondiale d’insecticides est utilisée pour la culture du coton non bio et que l’industrie du textile est le deuxième secteur le plus polluant après l’industrie du pétrole ? Vous l’aurez deviné, une fois n’est pas coutume, je m’apprête à parler chiffons, parce que lire les étiquettes est devenue une urgence sanitaire ! Aussi, laissez-moi vous proposer une petite expérience de quelques minutes à la manière de Benjamin Carle et de son documentaire Made in France. Rendez-vous expressément devant les armoires de vos enfants ou, à défaut, devant la vôtre afin de vous renseigner sur l’origine de la fabrication de ce qui constitue leur garde-robe ». Made in China, made in Bengladesh, made in Malaysia, Made in Pakistan, made in Vietnam, made in Cambodgia… le constat est accablant, mais rassurez-vous, rien n’est irréversible, il est des marques éco-friendly, respectueuses de l’environnement… Reste à chacun de nous de devenir consom’acteur, afin de renverser la vapeur ! Le prix fort de la junk fashion Les ONG le dénoncent régulièrement les mastodontes du textile H&M, Zara, Gap, Monoprix… pour n’en citer que quelques-uns, sous-traitent à tour de bras, collections capsules et petites séries obligent ! Seulement, ces pratiques les privent de tout contrôle sérieux et d’outils de traçabilité ! Saviez-vous, par exemple, qu’en Chine, des enfants coupent les fils dépassant des jeans pour 1,5 centime d’euro par pantalon ? Que parmi les 60 millions de travailleurs de l’industrie textile dans le monde, 68% sont des femmes jeunes, peu qualifiées et des enfants ! Que ces ouvrières travaillent en moyenne 12 heures par jour, six jours sur sept dans des conditions souvent déplorables interdiction de s’absenter plus de 5 minutes, d’aller au toilettes, ni même de parler, locaux insalubres…. Que les teintures et oui ce pantalon bleu pétrole a eu droit à quelques bons bains de trempage ! sont réalisées à partir de produits interdits en Europe par la norme REACH, car elles sont toxiques pour l’environnement et la santé de celles et ceux qui les manipulent et les consommateurs qui les portent ! Enfin, que pour un tee-shirt d’une valeur de 29 euros, seuls 18 centimes sont liés à la confection ?! Et oui, la plupart des vêtements, que portent nos chérubins, sont consommés » à mille lieues de l’endroit où ils ont été fabriqués ! Et si leur prix est cassé, d’autres payent le prix fort de notre dérisoire valse des tendances ! En première ligne, cette main d’œuvre très peu chère, qui ne bénéficie pas de droit du travail et qui passe le plus clair de son temps dans ses usines mouroirs » ! En deuxième ligne, l’environnement à qui l’ont cause des dégâts irréparables à force de déversements de produits chimiques et enfin à notre progéniture, que nous affublons de ces habits non éthiques, soit dit en passant de très mauvaise qualité, ce qui nous conduit, à les renouveler encore plus fréquemment ! Less is more » Comment inverser la vapeur ? En réduisant, dans un premier temps, la penderie de nos petits au strict minimum ! Brocantes, vide-dressings, associations La Croix-Rouge, Emmaüs…, c’est le moment de faire le tri et d’offrir une seconde vie aux vêtements trop petits, ainsi qu’au surplus ! Souvenez-vous, il y a seulement quelques années, LA tenue d’écolier, LE pull chaud, LA veste en laine, LA paire de chaussures costauds… Sans en arriver là , nous devrions pouvoir trouver un compromis, vous ne pensez pas ? Si la plupart des vêtements éthiques sont chers, voire très chers, c’est le prix du respect de celles et ceux qui les confectionnent, des belles matières et de la durabilité les petits prix doivent, à l’inverse, nous alerter sur d’éventuelles mauvaises de conditions de fabrication !. Aussi, mieux vaut vêtir nos enfants de vêtements d’occasion déjà maintes et maintes fois portés et lavés et/ou économiser pour leur offrir quelques pièces neuves de belle facture selon ses possibilités, cela va de soi. S’il est peu de marques de vêtements pour les enfants qui s’engagent, il en est une que j’apprécie plus que toutes pour tous ses efforts La queue du chat. Peut-être connaissez-vous cette marque à la philosophie éco-friendly ? Ses créatrices, Hélène et Anne-Charlotte, qui ont respectivement travaillé dans l’humanitaire et dans la mode décident, en 2005, de s’associer pour créer des vêtements pour les enfants en respectant l’environnement et le bien-être des artisans et prouver ainsi qu’une autre mode est possible ! Elles cherchent tout d’abord une manufacture française, capable de confectionner les vêtements pour enfants qu’elles imaginent, mais voient les portes se fermer devant elles, en raison des quantités infimes qu’elles souhaitent produire. Voyageuses dans l’âme, elles partent en quête d’un atelier de confection travaillant exclusivement avec du coton biologique. Finalement, elles le trouvent dans un petit village situé sur la côte du Gujarat à 150 kilomètres de Bombay. L’ensemble de la chaîne répond aux exigences des droits fondamentaux des employés, en permettant notamment une juste rémunération, l’accès aux postes à responsabilité entre hommes et femmes, la couverture médicale pour les salariés et leur famille L’atelier est, de fait, certifié FLO Fairtrade Labelling Organizations pour le commerce équitable et SA8000 Social Accountability. Cultivé sans pesticide ni engrais chimique et récolté à la main, le coton biologique contribue au bien-être de ceux qui le cultivent. Sa production ne polluant ni l’eau, ni le sol, ni l’air et participant même à l’amélioration de la qualité des sols ! Anallergiques, souples, très épais et doux au toucher, les vêtements proposés par La Queue du chat sont de véritables petits cocons douillets et mignons ! La marque responsable imagine des pièces intemporelles afin de s’extraire, autant que faire se peu, de la saisonnalité qu’impose l’activité et ses fameuses collections printemps/été/automne/hiver. Il lui tient, en effet, à cœur de proposer sur son e-shop, des pièces plus anciennes à petits prix ! Hélène et Anne-Charlotte s’appliquent également à recycler 100% des chutes de tissu, via la création d’accessoires, d’empiècements… Au delà de son engagement équitable, le duo apporte aujourd’hui son soutien à des projets pour la communauté indienne, tel que le paiement du loyer de l’orphelinat de la ville qui jouxte le village dans lequel se situe l’atelier. La marque qui vient de fêter ses 11 ans d’existence, a vu nombre de ses consœurs disparaître, la concurrence étant ce qu’elle est, ce pourquoi, je souhaitais tirer mon chapeau à cette marque à nulle autre pareille et à saluer ses créatrices passionnées pour leur opiniâtreté ! Autre marque responsable que j’apprécie pour sa démarche éthique Coq en pâte ! Les tee-shirts en coton biologique, certifiés GOTS, de la marque bretonne, aux imprimés animaliers », font évidemment le bonheur de mon grand garçon de 6 ans ! Et cette autre jeune marque française, Risurisu, créée par la maman de 6 enfants experte en la matière »! et dont les pièces blouses, pantalons, robes…, certifiées GOTS, confectionnées en Espagne, affichent un côté résolument rétro ! Alors, oui, le prix vêtements peut paraître élever si l’on ne regarde que celui-ci. Seulement quand on sait l’envers du décor, ne vaut-il pas mieux revoir à la baisse ses achats pour encourager la fabrication d’habits plus sûrs et plus sains pour nos enfants et favoriser le développement d’un marché biologique, plus respectueux des cultivateurs comme de l’environnement ? Pour ma part, je privilégie les vêtements d’occasion, avec une prédilection pour les vêtements d’enfants des années 70, merveilleusement coupés et d’une incroyable qualité Etsy et de nombreux sites de seconde-main en proposent, néanmoins je ne suis pas contre une ou deux jolies tenues durables pour les jours de sortie ! Alors, si comme moi, vous vous souciez du sort de la planète et du bien-être de ses habitants, à commencer par ses enfants qu’ils naissent en Orient ou en Occident, je ne peux que vous encourager à vous interroger, avant de céder à toute impulsion d’achat, car derrière chaque vêtement confectionné se trouve un certain nombre d’humains du cultivateur de la matière première, aux petites mains qui se chargent de teinture ou des coutures…, des heures de travail et des ressources que nous nous devons de respecter afin de ne pas les épuise. Les vêtements portés par Merlin et Myrtille, pris en photos sont signés La queue du chat. Notez que le collectif ÉTHIQUE SUR L’ÉTIQUETTE, se bat pour mondialiser les droits humains au travail, textes de référence, rapport et vidéo à l’appui ! À voir également en replay Cash Investigation Toxiques Fringues, un documentaire riche d’enseignements ! Photos signées ©Olivier Cochard
collectif de l éthique sur l étiquette