Alorsle récit mythique prend tout son sens : Hiram fut assassiné à la fin des travaux du Temple (vers 1570 avant notre ère) par trois compagnons félons (on parle de Syriens, la notion de mouton noir existait déjà !) et ceci pour avoir refusé de leur donner la parole secrète. Ces trois hommes, postés à une porte différente du Temple, lui réclamèrent, sous StreamCelui qui aime à déjà franchi la mort by Ensemble Vocal l'Alliance on desktop and mobile. Play over 265 million tracks for free on SoundCloud. Play over 265 million tracks for free on SoundCloud. Akepsimas Pour un dernier adieu. Mannick. 1 Celui qui aime a déjà franchi la mort; 2 Kyrie eleison; 3 Prière psalmique; 4 Prière universelle; 5 Saint le Seigneur Dieu des vivants; 6 Agneau de Dieu livré pour nous; 7 Vienne le jour des retrouvailles; 8 Marie de la tendresse; 9 Mémoire des défunts; 10 Au pays de mon exil; 11 Il restera de Toi; 12 Si tu n'entends mon Quesur toi se lamente le tigre - FLAMMARION - ISBN: 9782080266606 et tous les livres scolaires en livraison 1 jour ouvré avec Amazon Premium Lapremière lecture de cette messe nous fait entendre les paroles de Saint Jean, qui peuvent être résumées par cette phrase que l’on chante : « celui qui aime, a déjà franchi la mort : rien ne pourra le séparer de l’amour du Dieu vivant. 1pM4. LECTURES, PRIÈRES ET CHANTS POUR UN ENTERREMENT Obsèques Lectures Lectures bibliques Lectures non bibliques Obsèques Prières Prières universelles Prières pour les obsèques Prière obsèques d'un enfant Obsèques Témoignages, discours Témoignage pour la mort d'un proche Homélies ou discours pour les funérailles Obsèques Chants et musique Chants pour les obsèques Musique de "requiem" Musique profane Liens Cérémonie des obsèques Images et vidéos sur les obsèques Livret des obsèques Mort de sœur Emmanuelle Cérémonie orthodoxe des obsèques Prière jour des défunts Prières pour les malades Sacrement des malades Sommaire préparation obsèques Sommaire obsèques Sommaire général LECTURES POUR LES OBSEQUES 1. Lectures bibliques pour les obsèques Il y a un grand choix de textes. Voici quelques textes qui sont souvent utilisés. Saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 1Thess 4,13-18 Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n'ont pas d'espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. Retenez ce que je viens de dire, et réconfortez-vous les uns les autres. Psaume 4 R/ Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur. Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice ! Toi qui me libères dans la détresse, pitié pour moi, écoute ma prière ! Beaucoup demandent Qui nous fera voir le bonheur ? Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage ! Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d'habiter, Seigneur, seul, dans la confiance; Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jean, 14, 1-6 À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples " Ne soyez donc pas bouleversés vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit "Je pars vous préparer une place ?" Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin." Thomas lui dit " Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? Jésus lui répond " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Sommaire préparation obsèques Sommaire obsèques Sommaire général 2. Lectures d' écrits non bibliques Lecture de textes non biblique -Textes profanes pour la célébration. Les lectures d'écrits non bibliques ne remplacent pas les lectures de la Bible. On peut les lire en plus C'est qui, Grand - Mère Des traces sur le sable Père, entre tes mains, je remets ma vie Textes pour des temps de deuil et de mort Prière indienne Poème pour un enterrement Les pleurs ajoutent un charme au visage, Comme le fleuve au paysage ; L'orage rajeunit les fleurs. Charles Baudelaire copier Poème pour un enterrement POUR UN NOUVEAU VOYAGE Quelqu'un meurt, Et c'est comme des pas Qui s'arrêtent. Mais si c'était un départ Pour un nouveau voyage... Quelqu'un meurt, Et c'est comme une porte Qui claque. Mais si c'était un passage S'ouvrant sur d'autres paysages... Quelqu'un meurt, Et c'est comme un arbre Qui tombe. Mais si c'était une graine Germant dans une terre nouvelle... Quelqu'un meurt, Et c'est comme un silence Qui hurle. Mais s'il nous aidait à entendre La fragile musique de la vie... Benoît MARCHON UN GRAND AMOUR M' ATTEND Ce qui se passera de l'autre côté quand tout pour moi aura basculé dans l'éternité... Je ne le sais pas ! Je crois, je crois seulement qu'un grand amour m'attend. Je sais pourtant qu'alors, pauvre et dépouillé, je laisserai Dieu peser le poids de ma vie, mais ne pensez pas que je désespère. .. Non, je crois, je crois tellement qu'un grand amour m'attend. Si je meurs, ne pleurez pas, c'est un amour qui me prend paisiblement. Si j'ai peur... et pourquoi pas ? Rappelez-moi souvent, simplement, qu'un grand amour m'attend. Mon Rédempteur va m'ouvrir la porte, de la joie, de sa lumière. Oui, Père, voici que je viens vers toi. Comme un enfant, je viens me jeter dans ton amour, ton amour qui m'attend. UN VOILIER PASSE Je suis debout au bord de la plage Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan. Il est la beauté et la vie. Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon. Quelqu'un à mon côté dit Il est parti » Parti vers où ? Parti de mon regard, c'est tout. Son mât est toujours aussi haut Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et au moment où quelqu'un auprès de moi dit Il est parti» Il y en a d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux, s'exclament avec joie Le voilà ». C'est cela la mort. William Blake TU ES VIVANT Tu ne parles plus mais tu es vivant. Tu ne bouges plus mais tu es vivant. Tu ne souris plus mais en arrière de tes yeux tu me regardes. De très loin ? Peut être de très près, je ne sais rien de ces distances. Je ne sais plus rien de toi, mais tu sais maintenant davantage de choses sur moi. Tu es en Dieu. Je ne sais pas ce que cela peut vouloir dire mais sûrement ce que tu voulais et ce que je veux pour toi. Je le crois. Toute ma foi, je la rassemble. Elle est maintenant mon seul lien avec toi. Jésus, donne-moi de croire à ta victoire sur la mort Celui que j'aime veut entrer dans ta joie. S'il n'est pas prêt, je te prie pour lui. Achève sa préparation. Pardonne-lui comme tu sais pardonner. Aide-moi à vivre sans sa voix, sans ses yeux, Que je ne le déçoive pas maintenant qu'il va me voir vivre et m'attendre. André Sève 1. Exemples de prière universelle pour des obsèques, des funérailles - Pour xyz qui est entré dans la paix du Seigneur. Seigneur, nous te prions. O Seigneur en ce jour, écoute nos prières - yyy demeure en nos cœurs, son sourire, sa force, son amour nous accompagnent pour toujours. Seigneur, nous te prions pour ceux qui souffrent seuls, sans famille et sans amis. O Seigneur en ce jour, écoute nos prières - Pour qu’à travers l’épreuve du deuil jaillisse la lumière de l’espérance. Seigneur, nous te prions. O Seigneur en ce jour, écoute nos prières - Pour tous ceux qui, touchés par la maladie, âgés, ou à l’autre bout du monde, participent par la pensée et leur prière à cette célébration. O Seigneur en ce jour, écoute nos prières 2. Prières pour les obsèques, Prières pour les morts Prières pour les funérailles des morts d'un accident , prières pour la mort et l'enterrement d'un ami Prière pour une maman - Prière pour une maman décédée qui nous manque beaucoup, Prière pour une maman à la quelle on pense souvent - Prière pour maman dont c'est l'anniversaire de la mort, Prière pour maman qui disait ne prenez pas un air triste en pensant à moi Prière pour un décès, pour un défunt Prière pour un décès, pour un défunt Prière pour un décès, veillée de prière 3. Prière pour les obsèques d'un enfant la mort d'un enfant Il n'est pas facile de faire une prière pour les obsèques d'un enfant, pour la mort d'un enfant Seigneur, nous avons du mal à comprendre que l'on puisse mourir si jeune. Accorde à tous tes enfants de quitter cette terre en paix. TEMOIGNAGES ET HOMELIES POUR LES OBSEQUES 1. Témoignages pour la mort d'un proche A l'occasion de la mort d'un enfant Rien qu'un petit mot pour te dire que l'on ne t'oubliera pas, que l'on se souvient toujours de tes cheveux blonds, de tes yeux bleus, de ton sourire radieux. Rien qu'un petit mot pour te demander de nous aider à surmonter les rudes épreuves d'ici-bas. Pour te supplier de nous envoyer, du plus profond de ta victoire, ce petit morceau de bonheur, qui s'est perdu dans le labyrinthe de la haine. Rien qu'un petit mot pour t'implorer d' effacer les fissures les injures, les obstacles, les incompréhensions Pour te rappeler que l'on compte sur toi que l'on a besoin de ta force, de ta foi enfin, rien qu'un petit mot pour t'affirmer que l' on t'aime que le plus grand palais, que le plus pur rubis n'est, en comparaison, qu'éphémère beauté Pierre Cocheteux Grand Père vient de mourir Grand-père vient de mourir... Il n'était pourtant pas si mai ! ... Nous aurions pu penser être préparés à cet événement et pourtant sa mort nous bouleverse comme si elle n'avait dû jamais se produire ! Il était si bon ! Il comprenait tout ! Je sais que la mort d'un enfant apparaît plus horrible, scandaleuse, ou celle d'une jeune maman... Mais, l'idée que la mort de Grand-père serait normale parce qu'il était âgé ça nous révolte. Peut-être est-ce vrai que notre machine, une fois usée, N’a plus qu’à s’arrêter… Mais, Grand-père n’était pas qu’une machine C’était Lui » Nous aurions voulu qu’il vive mille ans ! La mort d'un parent 2. Homélies pour les funérailles Discours pour les obsèques Que dire dans l'homélie ou le discours d'une célébration présidée par un laïc ? Faire une homélie courte à partir de choses concrètes et particulièrement à partir de l'échange qui a eu lieu au moment de l'accueil Dire pourquoi la lecture et l'évangile ont été choisi et indiquer leur sens Expliquer la raison des intentions de prières de la Prière universelle Évoquer les circonstances du décès et donner le sens concret du deuil tel qu'il est vécu par la famille Faire allusion aux personnes qui viennent à la cérémonie pour des raisons familiales ou amicales mais qui ne sont pas croyants 27 homélies pour des funérailles Homélie pour un départ tragique Schéma d'homélie pour les funérailles Sommaire préparation obsèques Sommaire obsèques Sommaire général CHANTS POUR LES OBSEQUES 1. Chants pour les obsèques, pour un enterrement Chants pour un enterrement Chants pour les morts, Chants grégoriens pour les morts In commemoratione omnium fidelium defunctorum Chant pour les morts, pour un enterrement Mon Dieu plus près de toi Répertoire de chants pour les obsèques chants et pièces d’orgue Entrée Psaumes Prière universelle Communion Dernier adieu Chant final Chant pour un enterrement Sainte lumière LAD 736 / I 89 Chant pour un enterrement Victoire, tu règneras LAD 468 ex 437 / H 32 Chant pour un enterrement Sur le seuil de sa maison LAD 744 ex 530 / SL 41-1 LAD 745 ex 531 / SL 41-2 Chant pour un enterrement Celui qui aime a déjà franchi la mort CD de chants pour les funérailles MUSIQUE POUR LES OBSEQUES 1. Musique de "requiem" Compact Disc Audio Funérailles Requiem de Gounod Requiem de Saint Saens Requiem de Verdi "Libera me" Verdi, Requiem Libera me de Gabriel Fauré Hector Berlioz Maurice Duruflé Dies irae 2. Musique profane Il arrive fréquemment que, à l’occasion de funérailles, des familles demandent la diffusion d’enregistrements de musiques et de chansons profanes. "C’était la chanson préférée de notre père" dit la famille en deuil. Le prêtre, le diacre et/ou l’équipe de préparation réfléchissent avec la famille à la convenance de telle musique et au moment de sa diffusion. L’entrée Le cercueil est au centre des regards l’évocation brève de la vie du défunt peut s’amplifier par l’apport de sa "photo sonore", la musique qu’il aimait. Bénédiction du corps On peut diffuser une musique, qui soit plutôt une musique instrumentale adaptée. Sommaire préparation obsèques Sommaire obsèques Sommaire général LIENS ENTRANTS obsèques lecture au de la cérémonie conditions deuil malade malade pastorale sens textes cimetière - OBSEQUES LIVRET HTM Cliquez Search for another track... Length? Length of the track. First number is minutes, second number is seconds. 0423 Tempo? Tempo of the track in beats per minute. If the track has multiple BPM's this won't be reflected as only one BPM figure will show. 87 Key? Key of the track. This data comes from Spotify. I am actively working to ensure this is more accurate. F Maj Loudness? Average loudness of the track in decibels dB. Values typically are between -60 and 0 decibels. Tracks are rarely above -4 db and usually are around -4 to -9 db. RECHERCHEZ VOS CHANSONS ET VOS ARTISTES Paroles Chansons de messe d'enterrement Les derniers titres sortis Les plus grands succès Dans la cérémonie des funérailles, nous célébrons le mystère pascal du Christ ; nous prions pour que le défunt passe avec le Christ, de la mort à la vie ; en participant à la liturgie, nous entrons, nous aussi, dans le mystère du passage. L’article précédent a montré que le chant d’entrée, la salutation liturgique et le mot d’accueil peuvent introduire à ce triple passage. Nous proposons de poursuivre la réflexion sur les rites d’ouverture, plus précisément sur les rites de la lumière, de la croix et du vêtement, trois rites au choix proposés dès que les participants sont constitués en assemblée[1]. Le rite de la lumière, passage dans le Passage Le cierge pascal est allumé au pied du cercueil. Il l’était bien avant que le corps n’arrive, attendant le défunt comme on attend un ami. Ce n’est pas un cierge quelconque qui est allumé. Le cierge pascal symbolise la présence du Christ mort et ressuscité, le Christ, hier et aujourd’hui, commencement et fin de toutes choses, Alpha et Omega »[2]. Lentement, dans le silence, de façon visible, quelqu’un un membre de l’équipe ou un membre de la famille s’avance, allume un cierge au cierge pascal pour communiquer de sa flamme aux autres cierges et veilleuses placés autour du corps. La lumière du Christ ressuscité est communiquée au défunt, tout comme elle lui a été transmise le jour de son baptême. Et revient doucement en mémoire, comme un murmure, cette promesse faite le jour du baptême Vous êtes devenu lumière dans le Christ, marchez toujours comme un enfant de lumière ; demeurez fidèle à la foi de votre baptême. Alors quand le Seigneur viendra, Vous pourrez aller à sa rencontre dans son Royaume Avec tous les saints. » RICA[3], n°227 On mesurera ici l’enjeu de la visibilité du symbole et du savoir-faire liturgiques pour que le geste puisse jouer sa fonction d’expression opérante. En effet, la lumière qui se répand autour du défunt rappelle l’illumination du baptême et porte en espérance le jour où il n’y aura plus de nuit », où le Seigneur Dieu répandra sur le défunt sa lumière.[4] Ce geste, ancré aux profondeurs baptismales, façonne aussi celui qui le pose et, à travers lui, l’assemblée qui s’y associe. Premier geste d’espérance qui fait passer de l’obscurité de la peine à la clarté de l’espérance Cette flamme qui vient de toi, Seigneur, lumière dans notre obscurité, qu’elle éclaire ce pas que nous avons à faire pour repartir dans l’espérance.» Rituel des funérailles, n° 55 N’est-ce pas d’ailleurs la prière prononcée par le prêtre lors de la veillée pascale lorsqu’il allume le cierge au feu nouveau ? Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit. » Missel romain, Veillée pascale, n°12 Passage du défunt dans le passage ouvert par le Christ ressuscité, franchissement d’un passage par la communauté d’espérance. Les mises en œuvre de ce geste sont multiples[5]. Elles peuvent combiner la diversité des acteurs, les possibilités déployées par le symbole de la lumière et la mise en œuvre musicale. Par exemple, celui ou celle qui guide la prière peut allumer un cierge au cierge pascal en chantant ou en disant Tu es venu Seigneur, dans notre nuit, tourner vers l’aube nos chemins, le tien, pourtant, reste caché, l’Esprit-Saint nous découvre ton passage. » ou Sainte lumière, splendeur du Père, Louange à toi Jésus-Christ ». CNA 736 Puis il ou elle transmet la lumière à un membre de la famille ou à un ami qui allume les cierges ou les veilleuses autour du cercueil. Ou encore, les enfants peuvent allumer des bougies et les poser sur le cercueil ou dans une vasque pour en faire une gerbe de lumière. Ou encore, la famille peut apporter une belle bougie qui sera allumée et posée sur le cercueil et qui lui sera remise à la fin de la célébration ou au cimetière. La mise en valeur du vêtement ou une vie déployée devant le Père Le rituel des funérailles propose, au numéro 60, pour les obsèques d’un prêtre ou d’un diacre, pour celles d’un néophyte ou d’un jeune qui vient de faire sa profession de foi », de mettre en valeur le signe du vêtement blanc. Seigneur, regarde avec miséricorde N. Il a porté ce vêtement, Signe de vie et de joie dans ton amitié ; Qu’il se présente devant toi Avec le vêtement de fête de tes amis » Rituel des funérailles, n° 182 On ne saurait trop insister sur la dimension baptismale de ce geste. Tout comme pour le rite de la lumière, la mise en valeur du vêtement rappelle la promesse faite le jour du baptême N, vous êtes une créature nouvelle dans le Christ vous avez revêtu le Christ. Recevez ce vêtement blanc, puissiez-vous garder intacte votre dignité de fils de Dieu jusqu’au jour où vous paraîtrez devant Jésus, Christ et Seigneur, afin d’avoir la vie éternelle. » RICA, n° 226 Le jour est venu de paraître devant Dieu, de déployer son vêtement comme on déplie sa vie, de signifier, par un dernier geste d’abandon que tout est remis entre les mains du Père. Pour les prêtres et les diacres, on peut déposer l’aube et l’étole sur le cercueil Rituel des funérailles, n° 181. Le déploiement du vêtement liturgique porte le même enracinement baptismal il rappelle l’état de vie dans lequel s’est réalisée la sainteté du baptême. Le rite de la croix ou l’amour proposé Enfin, le rituel offre, comme autre possibilité, le rite de la croix et propose deux mises en valeur Croix offerte par la famille, déposée sur le cercueil, accompagnée de la prière de celui ou de celle qui guide la célébration Cette croix que nous avons apportée, nous la déposons maintenant. Seigneur Jésus rappelle-toi Tu nous as aimés jusqu’à mourir pour nous ; Que cette croix soit donc à nos yeux, Le signe de ton amour pour N. Et pour chacun de nous. » Rituel des funérailles, n° 58 Marqué du signe de la croix à l’entrée en catéchuménat RICA, n° 88-90, baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit le jour de son baptême, le défunt reçoit une dernière fois la marque d’appartenance au Christ. On peut aussi disposer en silence, près du cercueil, la croix de procession, puis dire la prière Le Seigneur Jésus nous a aimés jusqu’à mourir pour nous, cette croix nous le rappelle ; qu’elle soit donc à nos yeux le signe de son amour pour N. et pour chacun de nous. » Rituel des funérailles, n° 59 La verticalité du signe n’est pas sans évoquer le Christ ressuscité, qui s’est levé d’entre les morts. Croix dressée sur le monde, tel le serpent d’airain »[6] qui sauve tous ceux qui se tournent vers lui. Rites d’entrée et proposition de la foi Ces trois rites d’entrée à forte consonance baptismale déploient, chacun de manière spécifique, un aspect du mystère pascal le rite de la lumière insiste peut-être plus sur la dynamique du passage de la mort à la vie, sur une vie qui se répand et se communique en abondance ; le geste de la croix, plus statique, rappelle à la fois la marque d’appartenance au Christ et la victoire du Christ sur la mort ; enfin, la mise en valeur du vêtement exprime le déploiement de la vie baptismale sous le regard du Père. A travers ces trois rites inauguraux, c’est bien la foi chrétienne qui est proposée, non sous forme de discours, mais à travers une expérience à vivre expérience d’une confession de foi baptismale et de la réaffirmation d’une espérance, expérience du rite qui prend, façonne, canalise et déplace, expérience d’une participation au mystère du passage ». Par Isabelle Lecointe — [1] Les prières d’ouverture ont été analysées dans deux articles du Père Angué cf. Célébrer 326 et 327 ; la préparation pénitentielle et les litanies au Christ feront l’objet d’un article à venir. // [2] Paroles prononcées par le prêtre lors de la veillée pascale, au moment de la préparation du cierge pascal Missel romain, Veillée pascale », n 10. // [3] Rituel d’initiation chrétienne des adultes, Paris, Desclée/Mame, 1974, 1997. // [4] Ap 22,5. // [5] Nous nous inspirons ici des possibilités développées par le diocèse du Mans dans Célébrer les funérailles sans Eucharistie. // [6] Cf. Nb 21,9 Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d’un mât. Quand un homme était mordu par un serpent et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie. » Nos anciennes légendes, mais nos rêves aussi, ont toujours fait parler les morts. On se demande alors si ce n’est pas parce que les morts reviennent parmi nous. Ce qui voudrait dire qu’il ne s’agirait pas tant de les faire parler que de leur prêter l’oreille. Bien sûr, personne n’a jamais pu prouver que pareilles manifestations survenaient en dehors de ce que les psychologues appellent de l’auto-suggestion». Personne n’a pu établir que ces rencontres avec les revenants» n’étaient pas le fruit d’illusions individuelles ou collectives. Il semble que l’homme ait des pouvoirs assez insoupçonnés à se convaincre de la réalité de choses dont on sait pourtant qu’elles sont irréelles. Ce qui conforte les plus sages parmi nous à nous rappeler, contre nos demi-deuils, qu’un mort, ça ne revient pas il est happé par le néant. S’il doit revenir, comme l’affirment certaines religions —pas toutes !—, ce n’est pas en ce monde qui est le nôtre. Tel est donc notre destin tragique, nous les humains, que nous prenons part à la lumière du jour, que nous nous y baignons comme si nous y habitions depuis toujours, puis que nous disparaissons, et c’est à peine si demeure une trace de notre passage nous ne sommes plus que des ombres. C’est parce que la chose a beau être évidente pour tous sans jamais cesser d’être difficile à accepter et à penser que la philosophie est née sous le signe de l’apprentissage de la mort. Socrate, à ses compagnons venus le rejoindre dans sa prison avant qu’il ne boive la ciguë, dira cette parole désormais célèbre philosopher, c’est apprendre à mourir ! Dans son esprit, il n’était pas exclu que la mort soit un voyage pour l’âme. Il nous parle d’une belle espérance» à propos de cette possibilité que l’âme rejoigne enfin ce qu’elle a appris à aimer durant son existence terrestre, quand elle a su se libérer de toutes les convoitises grossières qui l’appesantissaient ici-bas. Mais ce n’est qu’une espérance. Elle n’abolit pas le néant elle le rend seulement moins inquiétant. Toutefois, si philosopher, c’est apprendre à mourir, qu’est-ce que composer des poèmes ? N’est-ce pas une façon différente de faire la même chose ? Le dialogue de Platon auquel nous venons de faire allusion, le Phédon, suggère cette réponse. Car le même Socrate explique à ses amis que son démon n’a pas cessé de lui enjoindre de faire de la musique» durant toutes ses années passées. A quoi, explique-t-il, il a répondu en redoublant d’activité philosophique. Etrange ! En quoi les dialogues de Socrate peuvent-ils s’apparenter à de la musique ? Nietzsche, qui n’aimait pas beaucoup le sage athénien, l’accusait d’avoir transformé la pensée ample et profonde des présocratiques en de l’intellectualisme pinailleur. Ce que nous en rapporte Platon dans ses dialogues semble lui donner raison un coupeur de cheveux en quatre, voilà d’ailleurs ce dont plusieurs de ses interlocuteurs l’accusaient. Mais c’est précisément ce qui nous empêche de lui contester la rigueur dans l’utilisation des mots. Si, pour lui, philosopher, c’est faire de la musique, ou apprendre à mourir en faisant de la musique, c’est que la chose se conçoit… Sur les pas d’Orphée On peut en effet se représenter l’art dialectique, quand il est tendu vers l’absolu de la vérité et non vers la persuasion à des fins personnelles, comme une façon de tirer du monde des sons, audibles à notre seule oreille intérieure, par quoi se donne à nous quelque chose comme une symphonie céleste. Il en va des questions et des réponses dans le jeu du dialogue comme de ces vieux instruments, rongés par les années, mais qui continuent de nous offrir des sonorités capable de nous ravir et de nous transporter là où nous ne pensions pas pouvoir aller. La parole des acteurs du dialogue n’est pas en elle-même musicale, soucieuse qu’elle est de débusquer les contradictions logiques dans une définition trop convenue portant sur la vertu, sur la piété ou sur la beauté. Mais elle est ce qui, de degré en degré, en nous libérant de l’emprise de l’opinion, ouvre l’âme à la vérité musicale du monde. Lui redonne en tout cas le pouvoir de la recueillir, conformément à sa vocation profonde. La parole du logicien, dans le travail du dialogue socratique, est donc cette parole combative de l’âme, faite de détours et d’expédients, quand elle part à la reconquête de sa nudité native pour, ainsi accoutrée, retrouver sa patrie oubliée. Or ce mouvement de retour, s’il est essentiellement musical, ne saurait être étranger à la poésie. Mais est-ce que faire de la poésie, c’est apprendre à mourir ? Et si, franchissant le pas, on allait jusqu’à dire que c’était, non pas apprendre à mourir, mais… mourir ? Oui, mourir ! L’hypothèse parait aussi audacieuse que macabre. Bien des poètes, ou se présentant comme tels, s’époumonent à nous dire qu’ils chantent la vie, qu’ils représentent le parti de la joie de vivre face à la grisaille et à la monotonie de notre quotidien. A les en croire, la poésie n’aurait pas d’autre fonction que de nous permettre d’échapper à cette inquiétude qui nous tenaille et qui est précisément liée à la pensée de la mort qu’on porte en soi. Ils peuvent, pour cette mission affichée, s’autoriser de la figure d’Orphée. En expliquant que ce héros légendaire a montré la voie en traversant victorieusement l’épreuve de la mort et en insufflant ce triomphe de la vie à l’ensemble des êtres qui peuplent la terre. Mais la référence est risquée. Orphée est assurément le symbole du triomphe de la vie. C’est toutefois en tant que figure tragique. Il n’insuffle au monde son chant joyeux qu’à l’état de lambeaux. Le mythe ne raconte-t-il pas qu’il a été déchiqueté par les Ménades, et que c’est seulement après sa mort, et par elle, que sa vocation à enchanter les créatures en narguant la mort est passée d’un talent personnel et occasionnel à une tradition en laquelle tout poète peut en effet puiser ? La référence est d’autant plus risquée, par conséquent, qu’elle rappelle au poète que c’est à lui d’être à son tour en lambeaux» s’il veut que s’élève de sa bouche un chant vraiment digne du nom de poésie. A défaut, il ne sera probablement qu’un amuseur. Beaucoup de nos poètes le sont, du reste. Bref, l’exemple d’Orphée conforte plus notre hypothèse qu’il ne la met en difficulté c’est mort, ou mourant, que le poète chante! Pour autant qu’il est authentiquement poète. Mais, parlant ainsi, on pourrait donner l’impression de penser que la mort constitue une sorte de technique en vue d’accéder à la sphère authentique du chant poétique. Un peu à l’image de la technique de la castration, pratiquée autrefois en Italie sur les jeunes chanteurs d’opéra pour conférer à leur voix pureté et puissance. Or la mort ne saurait être un moyen. La considérer comme telle, c’est immédiatement la nier comme mort. La mort est perdition. Sans rien qui nous retienne à la vie. La voix elle-même n’est pas épargnée. Une mort dont on revient, ou à laquelle une part de nous-mêmes échappe, n’est pas à proprement parler une mort. Mais nous ne voulons pas désespérer le lecteur avec notre propos qui prend une tournure énigmatique que signifie que le poète chante en étant mort? Certainement pas que c’est son cadavre qui se mettrait à chanter laissons cela pour les films d’horreur. Le poète chante en étant mort, cela signifie qu’il chante en étant la mort. Cela signifie qu’il s’abandonne tout entier à la mort, qu’il s’offre à elle afin qu’elle chante par lui et qu’il ne soit plus en quelque sorte que son instrument. Le non-être du Beau… Pas sûr qu’avec ces précisions l’énigme se soit dissipée. Ni que nous ayons évité un soupçon, peut-être, selon lequel on voudrait entraîner l’activité poétique dans une conception morbide, qui se distingue mal d’une sorte d’apologie du suicide. A la vérité, ce reproche serait comparable à celui qu’on ferait à un médecin parce qu’il dévoile la nudité de ses patients. Ou celui qu’on ferait à un guerrier parce qu’il va attenter à la vie de son prochain sur le front. Le métier de poète est de se livrer ainsi à la mort afin qu’elle parle par lui. A quoi cela rime-t-il, dirait-on ? Qu’est-ce qui pousse le poète à mourir ? A parler dans une sorte de syncope, comme en un souffle ultime qu’on expire, et par une parole qui n’est plus sienne ? Est-ce une façon d’apprivoiser la mort que de s’y livrer de la sorte ? Non, telle n’est pas la mission du poète. Hegel, de ce point de vue, a raison de rappeler que l’art ne saurait servir de moyen à une fin, fût-elle pédagogique ou thérapeutique. L’abandon du poète à la mort relève de la logique de la réponse. C’est parce que le poète fait l’expérience du beau, et qu’il éprouve du même coup le caractère absolument impérieux de la réponse au beau —par rapport à laquelle la vie elle-même en tant qu’individu ne compte plus— qu’il accepte de se donner à la mort. Se donner à la mort, c’est le sacrifice de soi comme seule réponse possible au beau. Mais c’est aussi une façon d’aller chercher dans l’infini de la mort ce qui est à même de tenir lieu de réponse. Etant donné que le beau nous fait deviner l’écart, lui-même infini, d’une réponse au beau qui viendrait du vivant particulier que nous sommes, en tant qu’être simplement fini. L’expérience du beau ne va jamais sans épreuve de ce défaut que le poète porte en lui et qu’il ne peut surmonter pour répondre —d’une réponse qui soit elle-même belle— qu’en laissant la mort s’emparer de lui et parler pour lui. Et ce qui distingue cet abandon à la mort de toute idée de suicide, c’est d’abord qu’il est pris dans le jeu de l’appel et de la réponse, et c’est ensuite que cette mort ouvre sur une résurrection. Laquelle résurrection ne défait pas le travail de la mort, mais accomplit plutôt, en un mouvement rythmique de reflux, un travail de recréation de la vie au sein de la célébration du beau. Le retour à la vie du poète après la mort ne vient pas de ce que quelque chose en lui a échappé à la mort, mais au contraire de ce qu’il s’y est abandonné totalement. C’est tout à nouveau que la flamme de la vie l’envahit, comme un souffle venu de la mort elle-même, afin que l’acte de don de soi s’accomplisse encore, et que le chant de la réponse monte chaque fois encore plus haut. On ne comprend donc pas la relation du poète à la mort si on perd de vue sa relation au beau. Mais qu’est-ce que le beau lui-même pour fonder ainsi une relation à la mort qui soit si étrangère aux mœurs habituelles des humains, à ce conatus» qui les pousse naturellement à vouloir pour eux-mêmes la poursuite de la vie ? Platon nous en dit quelque chose, et plus que cela, quand il affirme dans le Banquet que c’est le Beau en soi que nous aimons à travers les belles choses que nous rencontrons sur notre chemin. Et que la philosophie est précisément ce qui permet de gravir le sentier menant des belles choses dans leur multiplicité au Beau dans son unicité. Et, enfin, que ce Beau par quoi toute belle chose rayonne n’est pas. Il est, dit-il, du côté du non-Être… Mais, ajoute-t-il, d’un non-Être qui est supérieur à l’Être. Ce qui veut bien dire que l’accès direct de l’âme humaine à l’unicité du Beau ne peut avoir lieu. Il lui faut le passage par le non-Être. C’est-à-dire par la mort. Mais par une mort qui porte en elle le pouvoir de redonner la vie. Parce que le non-Être dont elle relève est lui-même source de l’Être. Une chronique qui s’achève Ainsi Platon, en disciple de Socrate, confirme-t-il la sentence de son maître que philosopher, c’est apprendre à mourir. Il nous éclaire aussi sur le sens de la relation entre mort et poésie, dès lors que l’on a admis que la poésie est réponse à la manifestation du beau. Mais que dit de son côté le disciple indocile de Platon, Aristote ? Car, en conférant à la poésie tragique une place éminente dans sa Poétique, il est certain qu’il nous dit quelque chose. Quelque chose qui porte assurément davantage sur le propos du poète que sur son état quand il le tient. Puisque la poésie en question, explique-t-il, se donne pour tâche essentielle de nous présenter, aux fins d’imitation, le héros tragique en action. Et que ce héros tragique est justement cet homme qui réaffirme son humanité, et par là l’humanité de tout homme, par le fait qu’il s’est détaché de la vie, qu’il l’a abandonnée. L’image d’Œdipe se crevant les yeux, se privant donc de la lumière du jour, est de ce point de vue éloquente. Son renoncement ne rime pas avec désertion de la vie, mais au contraire avec réaffirmation de ce qui lui confère du sens. Y résonne cette parole de René Char A chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d’avenir». Mais le poète, qui est le premier à imiter le héros qu’il propose à la représentation théâtrale, a déjà anticipé c’est en héros tragique» qu’il raconte son récit. Son chant n’advient que pour autant qu’il a lui-même fait don de sa vie pour recueillir l’écho d’une parole qui vient de plus loin et de plus profond que lui-même. Il est Œdipe étranger sur une terre où il est exilé, plongé dans le noir de la cécité, mais redécouvrant la moindre chose comme un don inespéré à partir d’une lumière qui lui vient des abîmes de la nuit. Platon et Aristote nous disent la même chose, par des voies différentes. La mort est l’amie du poète et le poète nous la découvre amie amie bien que terrible. Cette chronique sur la poésie s’achève c’est son dernier souffle. Mais ce qui en a nourri l’inspiration ne cessera pas de nous travailler, et de nous pousser à nous rendre toujours plus attentif à la voix du poète, si étrangère qu’elle fût… En attendant d’autres rendez-vous !

celui qui aime a déjà franchi la mort paroles